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France-Macron lance un "contrat d'engagement jeune" à €500/mois
information fournie par Reuters 02/11/2021 à 12:53

(Actualisé tout du long avec précisions et citations de Jean Castex)

PARIS, 2 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron et Jean Castex ont annoncé mardi la création d'un nouveau dispositif d'aide sociale aux jeunes sans formation ni emploi qui prévoit un accompagnement et le versement d'une allocation de 500 euros par mois en contrepartie d'une activité régulière - formation, alternance, stage ou autre - mais dont la portée a déçu les organisations étudiantes.

Dans un long message publié sur Facebook, le président français dit vouloir s'adresser aux jeunes générations, "celles qui ont vécu la pandémie à l'âge de la liberté, celles qui se mobilisent pour l'urgence climatique, celles qui écrivent l'avenir de la France".

Selon les chiffres officiels, "un million de jeunes environ sont aujourd'hui en France sans emploi ni formation ni en études et (...) environ 500.000 d'entre eux le sont durablement", a souligné le Premier ministre lors d'un discours à l'occasion d'un déplacement mardi dans une mission locale de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

"Au moment où l'économie repart, où la reprise est forte, nous avons le devoir impérieux de nous occuper d'eux, c'est à dire de renforcer et d'adapter les dispositifs qui leur sont destinés", a-t-il ajouté.

Ce nouveau dispositif, baptisé "Contrat d'engagement jeune", permettra aux jeunes de moins de 26 ans "sans formation ni emploi depuis plusieurs mois" qui s'inscriront de "bénéficier de 15 à 20 heures d'accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi" et de recevoir une allocation "pouvant aller jusqu'à 500 euros par mois (...) sous condition de revenus, d'assiduité et d'acceptation des offres d'activité faites", a expliqué Emmanuel Macron sur Facebook.

La durée de ce dispositif est limitée à 12 mois (voire 18 mois sous conditions), "parce que sa finalité n'est pas d'installer des jeunes dans un accompagnement sans fin et sans aboutissement", a souligné Jean Castex.

En pratique, "le contrat d'engagement jeune ne sera pas un dispositif de plus, il ne viendra pas s'ajouter aux nombreux dispositifs existants, il les remplace, il les intègre, il les harmonise, les décloisonne", a précisé le Premier ministre, qui était accompagné de la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

"RENDEZ-VOUS MANQUÉ"

Articulé autour d'une application dédiée, il vise à dépasser le "maquis" des aides en permettant les synergies entre les différents acteurs concernés, qu'il s'agisse des Missions locales, de Pôle emploi, ou encore d'autres opérateurs publics ou privés comme les collectivités et associations locales.

Le Contrat engagement jeune sera mis en place progressivement à partir de janvier prochain, avec un déploiement complet en mars, a souligné Jean Castex, en précisant que l'objectif gouvernemental s'établissait à 400.000 bénéficiaires pour l'an prochain.

Sur le plan budgétaire, il fera l'objet d'un amendement gouvernemental au projet de loi de finances pour 2022, afin d'inscrire un crédit supplémentaire de 550 millions d'euros, sans modifier l'objectif d'un déficit public 2022 limité à 5% du produit intérieur brut (PIB), a précisé le Premier ministre.

Ces annonces ont été accueillies plus que fraîchement par les deux principaux syndicats étudiants français.

Adrien Liénard, secrétaire général adjoint de l'Unef, a dénoncé sur BFMTV "un énième rendez-vous manqué du gouvernement avec la jeunesse, ou en tout cas avec les politiques publiques qui sont nécessaires pour nous sortir de la précarité."

Le président de la Fage, Paul Mayaux a lui aussi déploré sur Twitter "une promesse manquée de plus", en signalant que ce dispositif était "très loin des ambitions premières annoncées en juillet dernier" lorsqu'Emmanuel Macron avait esquissé les contours du projet.

Il a évoqué "un montant de l'aide et des efforts minimes venant simplement compléter des dispositifs déjà existants, sans créer de droits nouveaux aujourd'hui pourtant si essentiels", alors que selon lui "avec 500 euros on ne vit pas, on survit".

(Rédigé par Marc Angrand et Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

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